La gestion du patrimoine, un secteur plus concurrentiel

le secteur de la gestion du patrimoine
La gestion du patrimoine, un secteur plus concurrentiel

Depuis quelques années, le milieu de la gestion de patrimoine en France a commencé à se redynamiser. La crise de 2008 a contribué à modifier considérablement le visage du secteur. Ainsi, aussi bien les acteurs que les mécanismes de gestion ont évolué vers de nouveaux principes qui profitent à l’accroissement de la concurrence.

Les facteurs sous-jacents de la hausse de la concurrence

S’il y a une vérité qui est connue de tous les acteurs financiers exerçant en France, c’est que le marché financier est l’un des plus opaques d’Europe, voire du monde. En effet, les français sont connus pour être de grands sceptiques quand il s’agit de la finance. Ils sont rares les investisseurs qui sont prêts à prendre des risques pour gagner gros.

La crise économique de 2008 n’a rien arrangé à cette tendance. Au contraire, le phénomène s’est considérablement exacerbé et les clients ont davantage tendance à se tourner vers les actifs moins risqués.

Heureusement, les choses semblent reprendre du poil de la bête depuis 2009, au point où le visage de la gestion du patrimoine s’est considérablement modifié. Avec des clients devenus très exigeants, la qualité des acteurs a changé. Mais plus encore, l’offre, elle aussi, s’est diversifiée.

Plus d’acteurs dans la gestion du patrimoine

Si aujourd’hui, le marché de la gestion de patrimoine est aussi dynamique, c’est pour trois raisons :

  • la qualité de l’expertise s’est nettement vue rehaussée en raison d’une demande plus exigeante.
  • les tickets d’entrée patrimoniaux ont considérablement baissé.
  • les réseaux bancaires optimisent la structuration de leurs filiales patrimoniales.

En effet, le visage des acteurs s’est diversifié et ceux-ci affichent une ambition claire de développement de leurs activités. En tête, les banques à réseau s’impliquent de plus en plus dans la gestion du patrimoine, car elles y voient une activité peu risquée. Face à cette concurrence, les maisons de gestion de fortune veulent forcément répliquer en améliorant leurs prestations, mais aussi leur image de marque. Pour les assureurs, l’objectif est de faire de ce marché une source de revenus additionnels alors que les pure Player internet ont pour ambition d’accroitre leur part du marché en profitant des évolutions comportementales et technologiques.

La stratégie des banques de détails prend actuellement deux formes :

  • D’une part, l’intégration de filière patrimoniale
  • D’autre part la mise en place d’équipes de spécialistes en appui au réseau.

À ce propos, certaines banques comme BNP Paribas ou LCL Banque Privée sont passées maitres à ce jeu. Si la première dispose à ce jour de plus de 200 centres et espaces de banques privées au sein des réseaux, la seconde en compte 70.  L’autre astuce concerne aussi l’amélioration des produits.

Plus de produits dans la gestion du patrimoine

Les banques de détail ont compris qu’il fallait aussi modifier et diversifier leurs produits. Désormais, il ne s’agit plus de satisfaire une clientèle en quête de gestion haut de gamme sur mesure. Il existe aussi une clientèle aisée qui souhaite faire l’impasse sur ce type de gestion en se tournant vers des prestations plus allégées.

Aussi, les acteurs se sont-ils vus contraints de revoir à la baisse les tickets d’entrées, car cette classe de clients représente une source de rentabilité non négligeable. Si autrefois, les tickets étaient compris entre 75.000 et 300.000€, aujourd’hui, ils sont de 35.000€ à 75.000€ de revenus annuels.

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